CABANES A TOUT, CABANES SURTOUT.
Cabane dans les gorges de Kakuetta
Les belles cabanes ombragées sous les grands arbres centenaires.
Les cabanes de vigne.
Les cabanes de vigne.
Les cabanes de vigne.
LES HOMMES ET LEUR TERRE.
Chacun son sillon chacun sa vie.
Photo jcl
Photo Nialaphot
Ces mains ne travaillent plus autant, c'est sans doute leur peine.
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Juste pour le plaisir, pour refaire travailler la jument comme autrefois où tout était plus difficile mais plus simple, plus long mais plus travaillé, plus fatigant mais plus respecté. Juste pour ne pas oublier un passé si riche et humain.
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Posé là, depuis quand?
Devant le vieux four à pain sur la chaudière à faire à manger aux cochons,
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Le chapeau est resté dans la lumière, alors que la tête qui le
portait n'a plus les jambes pour la porter, trop lasses.
Son homme, cultivateur et bouilleur de cru a disparu.
Comme le chapeau, les bidons de lait, le rateau,
le pulvérisateur sont restés figés dans la grange.
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Cette loge est celle du cerclier dans la forêt d'Horte,
métier disparu, sauf à Rougnac, où quelques uns subsistent.
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Dans la loge, dans l'étable ou en rentrant les vaches à vélo,
au clairon ou assis paisiblement devant sa porte,
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les hommes sont ancrés dans le paysage qu'ils ont façonné.
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Les hommes de la terre ne se retournent pas, le travail est fait,
il y en a tant à faire encore.
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Sur le grain et la paille la buse étend son vol.
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La vigne c'est sacré. Jusqu'au bout ils feront leurs 4 rangs de vigne, parce que c'est immuable. Le vin on s'en désaltérait pour donner du courage, ou pour récompenser une longue journée de labeur. L'alcool donnait de la verve, il en fallait autrefois pour gratter la terre jusqu'à la nuit à la belle saison. Et puis c'est aussi ce bonheur de récolter encore, cet esprit de fête, les vendanges avec les voisins et la famille.
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Le chemin des moissons, de la belle saison, des ambiances de fêtes et de récolte des céréales. La moisson, c'était quelque chose autrefois, les battages et les banquets. C'est ainsi le chemin des souvenirs de la belle ruralité solidaire et généreuse.
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FORT DE BOULES
JEU DE BOULE DE FORT DE LANGEAIS
" LA JOYEUSE "
A ne pas manquer les 44 clichés
dans la catégorie ALBUMS PHOTO
dans la colonne de droite du blog.
Gilles Chartrin, la cheville ouvrière de la société de Langeais sait mettre les petits plats dans les grands quand il reçoit des invités. Notre accueil fût très bien préparé comme il sait le faire. C'est aussi mon beau-père, alors je ne fus pas surpris de l'exigence qu'il s'impose et dont il est coutumier pour rendre la vie plus belle aux autres.
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JEU DE BOULE DE FORT
DE LA ROUCHOUSE
Quelques membres actifs de la Société.
Michel Cordier, le Président, Monique en arrière-plan,
la propriétaire du café.
Mireille est le chaînon fort, joueuse, membre du bureau,
et chargée de l'entretien.
Chez Monique vive la zik
Nous avons beaucoup, beaucoup aimé l'accueil que nous ont réservé Michel, Mireille, Monique, Pierrot, P'tit Louis, et tous les autres à La Rouchouze. Merci beaucoup pour votre simplicité et votre culture de la convivialité.
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CHOUZE SUR LOIRE
Société de l'Ilette
Une des plus grandes sociétés d'Indre et Loire,
L'Ilette est propriétaire de son jeu.
Deux pistes, superbement décorées par une artiste.
La cheminée de Chouzé, c'est l'emblème ou presque de la Société.
Malgré un nombre très important de sociétaires, 280 membres,
le site transpire son ambiance chaude et harmonieuse.
Le challenge de la chaise ou comment contourner le prie-dieu,
"spécialité" de Chouzé.
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Petit historique
Quelques brèves sur la boule de fort.
On date la naissance de la boule de fort entre 1715 et 1719. Entre La Ménitré et Saint-Saturnin-sur-Loire (au Maine-et-Loire) se trouvaient plus de 200 moulins à vent. Ceux-ci fonctionnaient à l'aide de roulement à billes en bois de cormier. Il faut savoir qu'une bille s'usait rapidement et perdait rapidement ses 10 kilos. Lors de la constructions des fameuse levées de la Loire, des prisonniers espagnols eurent l'idée de jouer avec ces roulements usés dans les creux faits pour extraire la terre ramené au près de la Loire.
La première société fut créée à Saint-Mathurin-sur-Loire en 1729.Ensuite, il fut fréquent d'utiliser les douves de château pour jouer, ce qui explique le terrain incurvé.
La véritable boule de fort, tel que nous la connaissons, a bien pour origine l'Anjou:
A Mazé, en 1865, un certain Pineau, forgeron de son état, tourna la première boule ferrée, s'inspirant de la très rare, maintenant, boule en gaïac, bois de la cordillière des Andes. Celle-ci présentait, en effet, un côté fort et un côté faible.
Le 13 juin 1907, est fondée la Fédération des sociétés de joueurs de boule de fort de l'Ouest. En 1908, 64 sociétés y ont adhéré; 220 en 1933.
Actuellement, la fédération de boule de fort de la ville d'Angers compte 19 sociétés. C'est à dire 22 jeux en comptant les 3 sociétés qui en possèdent 2. Tout ça pèse près de 2000 joueurs.
| La boule |
La plupart des boules de fort sont faites généralement en matière plastique mais d'autres sont toujours faites en bois de cormier ou de buis. La boule
est large de 13 centimètres de diamètre pour une épaisseur de 10 centimètres. Elle est cerclée de fer sur le tiers de sa largeur. Sa forme particulière a pour nom "méplate", c'est à dire qu'elle possède un côté faible légèrement évidé et un coté fort - d'où le nom du jeu - chargé d'une petite masse de plomb. La boule est donc constamment en déséquilibre et tombe toujours sur son fort. Son poids peut varier de 1,2 à 1,5 kg. Son prix s'élève à 1200 F. C'est un bon investissement, la boule étant inusable, elle servira pour les générations suivantes. On l'utilise par paires que l'on transporte dans les bourses.
| Le jeu |
On appelle jeu
le terrain de jeu. Il est en forme de gouttière, les bords appelés "pentes" sont relevés. Il mesure 20 mètres de long pour une largeur de 7 mètres. ll est terminé aux deux extrémités par des madriers pour arrêter les boules. Autrefois, les jeux étaient réalisés en terre et se trouvaient à l'extérieur exposés aux intempéries qui les dégradaient rapidement. Mais à partir de 1965, les jeux sont couverts et quasiment tous en plastique. Son entretien en est plus simple. Cependant le port des chaussons y est obligatoire.
| Les parties |
Les règles et les points sont les mêmes qu'à la pétanque. Le but du jeu est de s'approcher le plus près du maître qui est ici une petite boule ronde en plomb. Il existe deux sortes de joueurs : tout d'abord, les rouleurs
approchent leur boule du maître en finesse; en effet, une boule mets en moyenne 45 secondes pour atteindre le maître. Cette durée peut atteindre une minute sur les jeux les plus long. Puis les tireurs sont chargés de dégager les boules gênantes en expédiant leur coup à toute vitesse. Les équipes sont donc généralement constitué de 2 joueurs: un rouleur et un tireur. Deux équipes s'affrontent sur une partie de 10 ou 12 points. C'est pourquoi une partie dure de 1h30 à 3h.
Si à l'origine, les parties de boules de fort n'opposaient que des joueurs d'une même société, le grand changement fut la création de concours entre joueurs de différentes sociétés avec le fameux challenge COINTREAU. Actuellement il existe de nombreux challenges, on peut citer, parmi les plus prestigieux, le challenge du conseil général de Maine et Loire et le challenge Tulic qui rassemble près de 150 équipes. A cause de la longueur des parties, ces challenges se déroulent sur plusieurs mois.
| Qu'entendons nous par Société |
Une société est une réunion de copains, se regroupant pour jouer à la boule de fort mais aussi et surtout pour se détendre. C'est un lieu de convivialité avec ses traditions et ses propres règles.
| Des règles de vie |
Dans une société, il existait des règles à respecter:
" Quiconque dans la salle pètera, rotera pissera ou fera ce qu' on nomme des fusées paiera 5 sous " MAIRE DE DOUE LA FONTAINE EN 1829.
Les interdiction de gâter de l'eau, de cracher dans le jeu de boule sont bien sur clairement indiqué dans le règlement.On note aussi les interdictions suivantes, susceptibles d'amendes :
Injurier
Sortir les journaux
Marcher sur le jeu sans être chaussé de charentaises
L'ivresse
Jouer pendant la messe
Insulter les boules
Absence aux enterrements
Cependant, il faut savoir qu'aujourd'hui, un bon nombre de ses règles ne sont plus appliquées.
Au 18ème siècle, la présence des femmes dans la société est très réglementée ,ainsi à Saumur en 1781: 'Les mères ,épouses ,filles, brus, sœur, et belle sœur seront admises a la promenades dans 1 'allée du grand jardin ,et ,à se placer autour du jeu de boule, mais elles ne seront admises à aucun jeu (...) En aucun cas il ne devra être question de nos dames'
Cependant, aujourd'hui toute femme peut être membre de la plupart des sociétés. Mais les femmes sont encore trop peu nombreuses dans les sociétés ... Prenons l' exemple de Soulaines sur Aubance où il y a 8 femmes pour un total de 108 sociétaires. On peut citer aussi le Coudray-Macouard où la première femme ne fut admise comme sociétaire qu'en 1994.
Cependant la femme est bien présente dans la plupart des sociétés et cela depuis longtemps:
| La Fanny, "Aller à Brion" |
Il est d' usage de 'biser le cul de la vieille', la vieille est le nom donné à la "femme" par les sociétaires. C'est ainsi que le maladroit qui de toute la partie n'aura pas fait un seul point, sera condamné à baiser l'image de la partie charnue de la Fanny. Cette icône représente une femme bien en chair et bien entourée. Il peut etre placé dans une armoire, une sorte de tabernacle.
Il est d' usage en Anjou d' utiliser l'expression " aller a BRION". En effet, il existait une concierge à Brion qui n'était pas farouche. Aussi, dans ce village, il n'y avait pas besoin d'icône.
| Le vin |
A Soulaines sur Aubance, par exemple, Combien de litres de vin sont consommés par an? Hé bien, ce sont 1500 litres de vin. En effet, dans toutes les sociétés, il existe des commissions de toutes sortes mais en particulier une commission chargée de s' occuper de l'approvisionnement en vin. "Les escouades" sont constitués d' un ensemble de personnes qui se réunissent tous les mois ou même tous les 15 jours, en alternance pour aller déguster et surtout mettre en bouteille le vin (plusieurs cubits de 25 litres chaque fois). On remarquera que si le vin n'est pas bon c'est la place du président de la société qui est mise en jeu. Le principale est entre ces mains et tout dépend de son palais car il n' est pas facile de décider quel cabernet d'Anjou ou vin d'Anjou, ou quel rosé, blanc sec, demi sec et doux, il est bon de mettre en bouteille. Sans compter qu'il vaut mieux faire appel aux viticulteurs du coin. Les prix pratiqués sont de 50% inférieurs à celui des bars.
| Conclusion |
Certains sociétaires viennent non seulement pour jouer à la Boule de Fort mais aussi boire un coup autour d'une partie de cartes (La belote principalement) ou discuter avec des "copains" autour d' une bouteille et ce même le dimanche avant l'office, après I'office, et, certains de nos jours, pendant l'office.
| Expressions et vocabulaire |
Autour de l'expression "aller à Brion" spécifique à la boule de fort s'agite une multitude d'expressions techniques toutes particulières à la boule de fort comme:
Elle colle au cul du petit
Faut que tu passes tes boules au dérouille-boule
? Elles sont bottées. (Quand elles ont ramassées la poussière du jeu)
Elle fait un cul (Quand elle se heurte a une autre)
Le vocabulaire "boule de fort" existe aussi:
Charger (jouer droit au milieu du jeu)
Jouer plus fort que le jeu, Aller à la planche (jouer pour que la boule dépasse le but en le touchant ou non)
Se camper (se placer pour utiliser les innombrables possibilités qu'offre l'action des rebords du jeu sur la boule)
Le maître sorti du jeu (tous les 10 ans, dans ce cas la paire adverse peut choisir de le placer à 3 m de la planche au milieu ou recommencer le point)
Dire d'une boule qu'elle malonne (lorsqu'elle perd de la vitesse et qu'elle titube)
Bauger (faire mesurer la distance qui sépare les boules du maître pour savoir qui à le point
| Connotation Sexuelle |
Les boules peuvent avoir une connotation sexuelle comme le confirme les expressions suivantes:
Certains se lamentent d' avoir perdu une "boule".
D' autres se félicitent de les avoir bien "usées".
Plus pragmatique: "j' en ai trois mais je ne m'en sert pas".
Elles sont lourdes, quand même plus lourdes que les miennes.
Elle est descendue ma boule.
Prendre un cul.
Se mettre au cul de la boule ou de la vieille.
Tout ce langage trivial est purement masculin et est du au fait que ces Sociétés ont été un lieu totalement clos aux femmes pendant longtemps.
UN TERRTOIRE, DES HOMMES, LA SALERS
ALLANCHE
Un territoire, Des Hommes, La Salers
LA FÊTE DE L'ESTIVE
Sur un territoire partagé entre le Puy de Dôme et le Cantal, le Cézalier est le berceau de la vache "Salers", le domaine estival de ces cornues à la robe acajou, domaine qu'elle partage harmonieusement et amoureusement avec les cantalous, ici à Allanche, où l'herbe grasse profite à la saveur des fromages les plus réputés de France.
Le Cézallier est un haut plateau basaltique d'Auvergne qui culmine à 1551m au Signal du Luguet. Les estives sont donc encore nombreuses et bien fréquentées car le pâturage y est riche. C'est un parc unique et splendide, sauvage et attachant, très froid et chaud, habité de lacs et sources, ruisseaux et fontaines, un pays au riche terroir, son nom venant sans doute de l'auvergnat "seijaveî ", terre de seigle céréale rustique de terre froide.
Mais c'est surtout un des derniers espaces sauvages de France, à la faune et la flore stupéfiantes, où les fermes isolées font imaginer la solitude de l'hiver en haut de nulle part, vers Brion ou La Godivelle, là où le ciel est si proche de la Terre. Le Cézallier est magique et réconfortant, il est si pur.
Allanche est en limite de plateau, dans le Cantal, à 1040 m d'altitude, abrite environ un millier d'allanchois et compte près de 30 000 admirateurs de l'élégante Salers lors de la Fête de l'Estive, où les éleveurs, fiers de leur troupeau, défilent tels les princes de haute Auvergne, amoureux de leur terre et de leurs bêtes.
La communion d'un territoire, des hommes et des bêtes un jour de Mai, quand les troupeaux traversent les habitations pour rejoindre l'estive est un symbôle fort qui marque un lien historique immuable et garde la vie à ces paysages splendides.
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En transit à Maillargues avant de traverser Allanche
vers les estives, les belles acajou flanent.
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Les cornes en forme de lyre,
la cloche en tintement lointain dans la montagne.
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Les veaux sont contraints d'épargner leurs mères nourricières
et comme elles, de paître la chlorophyle cantalouse.
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Le bivouac de Maillargues, à quelques centaines de mètres d'Allanche,
permet de préparer la procéssion
qui amène les animaux à la rencontre des hommes.
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C'est devenu un rituel, une grande messe populaire,
au loin Allanche attend la communion solanelle entre
les hommes et ces Salers, qui sont l'emblême d'un pays.
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Les hommes du terroir sont là, attentifs,
au milieu de la foule des visiteurs.
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Les troupeaux n'attendent plus que le départ vers les sommets.
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L'entrée dans le bourg, les premières émotions.
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La foule est là, les éleveurs ont la chair de poule,
un certain danger tout de même mêlé à la fierté de présenter son troupeau.
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Magnifique, authentique, rural et tellement humain,
cette reconnaissance de l'homme pour l'animal de son territoire,
cette Salers qui depuis des générations fait vivre cette région.
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Philippe DEIBER, le maillon fort de cet évènement, le Président,
l'un des fondateurs,tout en sensibilité, qui fournit
une vitrine unique aux éleveurs de cette race rustique et noble,
une vitrine capable de rappeller combien aujourd'hui tout est fragile
et combien il faut militer pour garder ce qui a construit notre histoire,
celle des hommes et de leur pays.
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Cet homme que certains qualifieraient de marginal,
ne passe t'il pas un message en fixant cette salers noire dans les yeux ?
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Daniel, un des éleveurs locaux
représentant dignement la race Salers.
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Des regards!
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L'attelage de Salers noires, typiques.
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Des figures et quelques objets anciens devenus décoratifs.
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Les enseignes qui portent haut
le flambeau de la race.
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Les echos de la presse.
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Une ferme isolée du Cezalier, vers La Godivelle.
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Les estives dans le Cézalier, paysages magnifiques.
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La photo symbolique.
Une Salers sous la main de son éleveur.
Vie, devoir et labeur mais passion et tendresse.
LES ALAMBICS
LE BOUILLEUR AMBULANT
ET L'ALAMBIC
Beaulieu sur Sonnette
Le bourg de Beaulieu, à neuf kilomètres nord-ouest de Saint-Claud porte bien son nom par sa situation au sommet et sur les flancs d'une haute colline au pied de laquelle coule la Sonnette.
L'état des paroisses de 1686 donne la comtesse de Sansac,comme dame de cette paroisse de Beaulieu de 94 feux où sont produits du grain et des châtaignes et où se pratique l'élevage.
Pour l'heure, c'est à un bouilleur ambulant que nous rendons visite, Claude PINTURAULT continue ce que son père lui a appris, faire de l'alcool avec du vin et des fruits.
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Sous le chateau d'eau désaffecté, l'alambic est au bord de la route.
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Claude Pinturault, l'officier machiniste a démarré très tôt pour preparer sa journée comme il en a plusieurs dans l'année, de Septembre à Mai.
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Le feu allumé sous les cuves, la chauffe est commencée.
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Le feu doit être entretenu.
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L'alcool est mesuré et pesé avec précision tant les règles sont rigoureuses!
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Traditionnellement, Claude perpetue le métier très ancien de bouilleur, comme son père le lui a appris.
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Aujourd'hui l'alcool qu'il produit avec et pour les apporteurs de vin et de fruits est consacré presque exclusivement à la fabrication du pineau.
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Le casse-croûte est immuable, c'est la rencontre avec les copains.
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Ce reportage photographique a été réalisé grâce à Jacques Morel et bien sûr Claude Pinturault, il est concomitant à la réalisation d'un film dans une série consacrée à la tradition française et à ses artisans.
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L' AROMATHEQUE
DISTILLERIE D' HUILES ESSENTIELLES
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George Fraysse n'habite pas la Provence mais le Lot, à Carennac.
A 89 ans, comme un jeune papillon, il butine sa passion avec enthousiasme.
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Carennac, dans le Lot, au bord de la rivière Espérance, cette magnifique Dordogne qui abrite de superbes villages, tels que celui-ci, avec une centaine d'habitants dans le bourg en basse saison,site courtisé par les touristes, c'est ici qu'est né Georges Fraysse, où il vit ses passions pour la truffe et la lavande et autres huiles essentielles qu'il distille comme autrefois, en Haut Quercy.
Petite visite de Carennac
en Haut Quercy
Carennac est l'un des plus beaux villages de France, de 385 habitants, situé à 50 km au Nord-Estde Gourdon, dans le Haut-Quercy.
Petite commune desservie par la gare de Bétaille, sur la ligne d'Aurillac à Brive, Carennac se trouve au centre d'une région riche en curiosités naturelles et sites historiques d'un grand intérêt, dont à quelques kilomètres, le gouffre de Padirac et un haut-lieu de pélerinage: Rocamadour.
Baigné par les eaux de la Dordogne, resserré autour d'un prieuré clunisien fondé au XIe siècle, le village a conservé son aspect médiéval et chaque
pierre y raconte une histoire.
Le village de Carennac s'est développé à partir du XIe siècle, après la
fondation d'un prieuré de l'ordre de Cluny.
Blotti le long des fortifications du monastère, Carennac conserve bien des aspects du Moyen Âge.
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Le chant des pierres et des hommes.
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Photo jclt-Pierre
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Construction romane de la fin du XIe siècle augmentée au milieu du XIIe d'un
porche orné d'un superbe tympan sculpté. Ce tympan repose latéralement sur un faisceau de quatre colonnes faisant office de trumeau. Il offre aux regards une vision symbolique de la fin des temps. Occupant toute la hauteur du tympan, le Christ en majesté tenant le Livre et bénissant, est assis sur un trône richement orné. Les symboles des quatre évangélistes l'entourent tandis que les apôtres, répartis sur deux registres, contemplent la vision céleste.
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Tympan de l'églie Saint-Pierre
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Photo Nialaphot
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Sur le causse, la lavande etles truffières
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Merveilleuse scénographie des odeurs, des couleurs et des papillons.
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Alternance de la lavande et des truffières.
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Et puis dans le bourg, Georges Fraysse,
passionément.
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Le nez du maître teste le géranium rosat de sa boutique qui est là depuis des années et qu'il n'arrose jamais, une plante ramenée de l'Ile de la Réunion par une connaissance.
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Dans son ancienne grange transformée en habitation et en aromathèque, Georges est assis dans sa cuisine en train de regarder le Tour de France, quand passent quelques touristes attirés par l'enseigne et les senteurs lavandées de son distillat qui a démarré ce matin dans l'alambic préparé par Laurence, son "aide de camp" qui est revenue cet après-midi pour l'accueil à la boutique.
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Laurence, "l'aide de camp" associative.
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Nous sommes le 12 Juillet et nous avons rendu visite depuis ce matin à ce vieil homme guilleret et fringant, très loin de son âge, au mental en verve et à la condition physique incroyable quand il nous emmène plus tard dans sa plantation de lavande et d'arbres truffiers pour enfin nous inviter à visiter sa serre expérimentale de Géranium Rosat, cette plante à la fragance si délicate.
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Photos Nialaphot
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L'alambic est dans la boutique qui est donc aussi l'atelier de distillation.
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Toujours en mouvement, à 89 ans, Georges vient nous montrer comment il coupe la lavande à la faucille. A sa façon et manuellement, il démontre que son essence sera plus fleurie.
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Le bon tour de main de Georges.
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Pétales de rose et autres plantes fleuries sèchent avant d'être distillés.
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Parfum lavande, pas en Provence mais dans le Lot, le pays natal, le Causse.
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Visite de sa serre expérimentale, il est tourné vers de nouvelles sensations et vers demain.
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L'huile de massage signée Georges Fraysse, l'huile aus multiples vertus, née d'une passion pour l'aromathérapie.
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D'autres produits issus de la culture bio et des travaux de l'artisan.
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Après un drame familial, Georges a changé de vie et de métier, il a rejoint son causse lotois, abandonnant les Landes et ses terres céréalières pour lesquelles il était technicien agricole.
Il est revenu dans son village natal, Carennac, c'est là qu'il s'est spécialisé dans la culture de la truffe, et pour laquelle il a été le représentant de la Région Midi-Pyrénées. En alternance aux truffiers plantés sur le Causse, il y ajoute des pieds de lavande, voilà le musée des alambics d'huiles essentielles qui voit le jour, et plus tard, aujourd'hui, l'Aromahèque.
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Les arbres truffiers, chênes, pins d'alep, noisetiers ...
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Le four à pain de la ferme de Combette, près des plantations.
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Quelle belle rencontre avec Georges.
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Merci Georges, pour votre démonstration de vie, portez-vous bien et que la vie vous dure.
C'EST LE CIRQUE
C'EST LE CIRQUE
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Le cirque est né en Angleterre en 1770, lorsque Philip ASTLEY eut l'idée de réunir saltimbanques et écuyers dans un même spectacle. Il installera, par la suite, le premier établissement parisien en 1774 au Faubourg du Temple. Très vite, les premiers numéros comiques apparaissent sous la forme de parodies des numéros de voltiges. Puis un jour, le comique met pied à terre : Le clown était né.
Le cirque subsistera, sous une forme à prédominance équestre, jusqu'au début du XXème siècle. La piste ronde a d'ailleurs été créée spécialement pour les numéros de voltige.
Par la suite, au fur et à mesure les numéros d'artistes exotiques deviennent de plus en plus nombreux, le cirque réduira la place faite aux chevaux au bénéfice des ménageries.
Les jongleurs trouvent naturellement leur place aux côtés des écuyers, de l'acrobatie et du comique. On voit aussi sur la piste de nouvelles attractions venues directement des spectacles de music-hall : c'est le cas de la prestidigitation et de la magie.
La découverte des arts du cirque permet de percevoir à quel point l'art est une dynamique perpétuelle.
Plus que toute autre forme d'art, le cirque vit d'un échange entre les emprunts qu'il fait à la danse, au théâtre, à la musique et la source d'inspiration qu'il représente pour les arts plastiques.
Avec la Compagnie BAZAR FORAIN
sur La Route du Cirque de Nexon
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Dans la cour du chateau de Nexon, la farandole des chapiteaux.
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Ah ! Si le clown était venu !
Il aurait bien ri, mardi soir :
Un magicien en cape noire
A tiré d'un petit mouchoir
Un lapin, puis une tortue
Et, après, un joli canard.
Puis il les a fait parler
En chinois, en grec, en tartare.
Mais le clown était enrhumé :
Auguste était bien ennuyé.
Il dut faire l'équilibriste
Tous seul sur un tonneau percé.
C'est pourquoi je l'ai dessiné
Avec des yeux tout ronds, tout tristes
Et de grosses larmes qui glissent
Sur son visage enfariné.
Maurice Carême
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BAZAR FORAIN
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LES PETITS BISTROTS
LES PETITS BISTROTS
LES PETITS BISTROTS
Alphonse Boudart:
"Quel que soit le nom qu'on lui donne, les délices qu'on y sert, l'essentiel est là, oui! La patine des murs, la crasse chaleureuse. Faut jamais le repeindre, le bistrot! Ou alors faire extrêmement attention à ne pas bousculer l'oeil avec du neuf trop agressif...laisser intact le souvenir des flammes de punch, fumées diverses, pipes, cigares...glaviots des chiqueurs...l'âme des cahouas de toutes sortes, passés, forcés, infusés, bouillus...déconnades à tout va. Tous les goûts sont derrière la dalle en pente."
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Abreuvoir, assomoir, bar, bistroquet, bouge, buvette, cabaret, caboulot, café, cafeton, débit de boisson, estaminet, gargote, mastoquet, paillotte, pub, rade, taverne, troquet, zinc,
et puis quoi encore ?
Les cafés du coin et les cafés du village sont des lieux de dialogue et ils jouent un rôle social à travers les populations, depuis toujours, au travers des vies aussi qui se sont faites et défaites, des têtes qui sont venues pour tourner et chavirer, un besoin de trouver du secours, un discours, un peu d'humour ou un nouvel amour.
Des histoires sans fins, des brèves et des imaginaires, des ordinaires et des psychologiques, et tutti quanti quand ça le fait à fond...dans ces bistrots d'antan qui n'ont presque pas changé.
A Gérard DENIS, j c Laforge.
Voilà le
CAFE PEYROT
Dans la Creuse
On se retrouve là-bas ...
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Deux frères, Daniel et Michel Peyrot sont les héritiers d'une famille qui a acheté ou prit cet ancien prieuré à l'époque de la révolution française, révèle Michel. Depuis il fût relais de Poste pour les diligences et aujourd'hui un bistrot comme il y a une bonne centaine d'années.
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Le village de Sardent
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La place de l'église, appellée place du Docteur Vincent,
bienfaiteur de Sardent, qui soignait gratuitement les indigents.
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L'église est couverte de bardeaux, en chataignier.
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Le bistrot Peyrot, pas d'enseigne, comme s'il avait toujours existé, connu de tous.
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Le buste du Docteur Vincent, au pied de l'église.
En face un autre café, encore en face un autre encore, en coeur de village.
Des "cercles" de rencontre et de convivialité, à son envie.
En coeur de vie.
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Michel Peyrot donne de l'essence., après on va rentrer.
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Nous avons attendu qu'il n'y ait plus de clients, par pudeur, pour demander de faire des photos. Il n'y a eu aucun problème, c'est leur fierté ce troquet, Claude Chabrol, le voisin mitoyen y a tourné des scènes de son premier film, "Le Beau Serge". Rien n'a bougé.
Les tables sont solides comme les patrons.
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Si la patine des murs exprimait les couleurs des échanges qui ont parcouru l'établissement, une vie entière ne suffirait pas pour entendre les charrettes de palabres, les tombereaux de discutailleries, les tonnes de jacasseries, les montagnes de laïus, et puis toutes ces colères et ces révoltes, ces pleurs et ces chagrins, les réjouissances et les bonheurs, les pleurs et les rires, les souffrances et les réconforts, l'extravagante poésie des uns envers les autres.
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L'escalier derrière cette vieille porte descend directement au réfrégirateur naturel, sous le troquet, la cave..
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Le journal illustré est sur le mur, et pas seulement, presque un livre d'histoire.
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Passionné de chasse, Daniel a aligné les assiettes commémorant un concours de Vassivière, concours au chien d'arrêt, il y a ...quelques années.
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La fameuse cueillère à absinthe est restée dans le tiroir du zinc.
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Patron remettez la mienne.
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Merci pour ce bon moment d'humanité, pour ce retour vers ces valeurs qui ont fait de nos terroirs une source de bonheur et de développement social solidaire.
Les petits bistrots Les petits bistrots La patronne est à la cuisine Que les p'tits bistrots
Au pinard fleuri Qui n'ont pas d'juk'-box Le patron derrière son comptoir Qui sont à Paris
Nappes à carreaux Seul'ment la radio On parle du Tour et du Racing J'les r'verrai bientôt
Et bifteck garni Pour suivre la boxe Devant un rouge ou un p'tit noir Salut les amis
Les petits bistrots Les petits bistrots Les petits bistrots Les petits bistrots
Où l'on vient goûter Où j'ai des amis Quand j'suis loin d'ici Au poêle à charbon
Devant le perco Robert et Jojo A Londres à Tokyo Avec l'apéro
Le premier café Et Simone aussi J'en rêve et j'me dis La belotte au fond
Les petits bistrots
C'est comme un béguin
Toujours on y r'vient
Dans les p'tits bistrots Jean FERRAT
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BAR DE L'ACCORDEON
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LA REUNION
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D'AUTRES ESTAMINETS
LES RURAUX, CES HEROS.
Je suis né dans le monde rural, j'y vis, j'y mourrai. Mes enfants y sont nés, ils y ont reçu leur éducation et leur culture. Ils y vivent et y sont heureux, en menant un combat pour y garder les services que chacun doit prétendre à y trouver comme tout le monde. J'aime partager ici ces visages des gens du terroir, ces visages humains et sensibles, ces gens heureux mais qui ont une âme et ne souhaitent pas qu'on efface au nom du mondialisme par exemple. Forts d'une éducation surtout liée à des traditions fortes que leur ont transmise leurs aînés, fort de cette sensibilité qu'ils aiment à garder dans leurs souvenirs les plus chaleureux. C'est certains clichés réels que l'on peut apercevoir ça et là au fil de l'album, vieux outils, vieux bâtis qui font le charme des lieux où l'on retrouve un temps où le respect était une valeur inestimable.
Quand il y avait un feu, il y avait de la vie, c'était hier.
Dans cette magnifique peinture qu'est le pays entre Angoumois, Périgord et Limousin, un homme allant voir ses vaches n'est qu'un point infime d'un univers riche et complexe, fait de toutes sortes d'odeurs, couleurs, saveurs, sonorités et sensations naturelles.
L'environnement rural est imprégné de l'histoire humaine qui l'a façonné grâce à ses besoins vitaux.
Depuis quelques petites décennies, là et ailleurs, c'est un goût pour une plus belle vitrine dont quelques uns tirent profit que les paysages sont largement modifiés. Les hommes le paient fort quelquefois et entraînent négligemment des innocents désinformés.
Préservons notre environnement.
Sur un plateau de pâtures verdoyantes et flamboyantes, menant sa bicyclette avec sérénité, cet homme flâne et profite des premiers jours de ce nouveau printemps.
Là, c'est vrai il y en a pour un bon moment de ce sac de grain pour les poules. Elle est partie à la coopérative agricole sur son vélo, mais revient à côté, C'est déjà très difficile de garder l'équilibre qu'elle fait là une pause.
Son mari s'en est allé, et rien n'a bougé dans la grange. Nous on allait y chercher du lait dans les derniers temps, les bidons sont accrochés en dessus des crèches des vaches, un balai en genêts, des outils, l'échelle en bois, rien ne bouge plus, tout s'est figé et Madeleine, seule, éprouve des difficultés pour marcher.
D'ailleurs ses voisins anglais viennent tous les matins voir si elle n'est pas tombée. Et puis ils en profitent pour lire le journal et parfaire leur français. Madeleine essaie de leur faire comprendre quelques nouvelles de la région autant qu'elle le peut, ça lui passe un moment...
A petits pas, elle fait sa promenade de santé. Le médecin lui a dit de le faire le plus souvent possible pour garder un peu d'autonomie. Il ne fait pas très chaud mais il y a du soleil, alors il faut en profiter et ne pas rater l'occasion.
Il croyait la route longue, il arrive déjà au bout ou presque. Les enfants ont grandi si vite qu'ils sont déjà partis et lui est resté collé à sa terre, celle des ses aïeux.
D'ailleurs il n' a pas eu le choix.
Ce chemin qu'ils ont tous fréquenté, ce chemin qu'ils n'ont pas parcouru de la même façon, mais toujours aussi bien qu'ils ont pu, comme ses ancêtres.
Voilà, c'est là que s'arrête son histoire, leur histoire, car aujourd'hui, justement, ses enfants prennent des boulevards à une vitesse folle, mais plus cette petite route de campagne comme lui.
Il est fier d'avoir pu donner, grâce à son devoir accompli, la chance à sa descendance de pouvoir filer sur les grands boulevards de leur vie.
C'est bien ailleurs que l'on doit faire sa vie aujourd'hui, toujours plus loin toujours plus vite. Il sait qu'il est le dernier à emprunter ce chemin, il en use et en abuse pour retrouver ses plus beaux souvenirs, ceux d'avant, de la tranquillité mais du labeur.
Il aime à y penser souvent.
Emilie, Emma, Florence, Marion, l'insouciance dans la campagne Périgourdine.
Le temps était beau, il est passé, on a tous vieilli, les uns et les autres, les uns plus que les autres?
Les enfants ont eu des enfants, je suis devenu grand-père, mon grand-père à moi il était formidable, je m'en souviens comme quand j'y étais, devant sa cheminée décorée d'étains d'éclairage et des pots de sel, poivre, et chicorée.
Le plus beau c'était le poste à transistors, lumineux aussi, avec toutes ses stations du monde entier, si grand quand on est petit.
La seule "fausse note", c'était celle de la pendule et des poids qui descendaient inexorablement, un tintement un peu "vieux" et trop "lent", qui ressemblaient trop à pépé et mémé. Moi je voulais courir, voler, faire, faire et faire encore. C'est ce que j'ai fait, mal ou bien, mais ce temps est passé en courant, en volant, en si peu de temps !
A mes filles Florence et Emilie.
En coeur d'hiver, les hérons sont en période d'approche amoureuse, un rayon de soleil les illumine en fond d'étang, loin de tout regard.
La vie s'effiloche inexorablement, les coups de vent ont déjà emporté des morceaux d'existence. Le coeur est à vif pour l'un pendant que l'autre a mieux supporté le temps et les agressions.
Tout s'efface, rien ne résiste. Il y a seulement des vies un peu plus courtes, un peu plus longues, un peu plus belles, un peu plus moches, beaucoup plus ternes, beaucoup plus colorées, des vies et des morts plus ou moins justes.
Le meunier du moulin de la pierre à Vilhonneur. L'eau entraîne le mécanisme qui va donner l'énergie pour scier de la pierre blanche, cette pierre calcaire pure au coeur des sites préhistoriques très riches de la région, une pierre qui orne des sites prestigieux dans le monde entier, et ce meunier qui la taille pour faire naître des oeuvres contemporaines.
Un village creusois comme bien d'autres, des retraités paisibles qui se rassemblent sur un banc de la place et y partagent les nouvelles du voisinage. Ah ! un photographe, qu'est ce qu'il peut bien vouloir à nous prendre en photo comme ça!
Comme dans tous les villages, ça se passe comme ça, la vie c'est comme ça, les gens parlent, ils se disent des choses comme ça, comme ça.
Elle a commandé sa remorque de bois, son voisin lui a laissé et elle la vide pour qu'ensuite son fils vienne scier les 4 stères pour alimenter la cuisinière. Elle ne se chauffe qu'avec ça, sa chambre est juste à côté de la cuisine, l'hiver, elle laisse la porte ouverte entre les deux.
A petits pas, elle fait sa promenade de santé. Le médecin lui a dit de le faire le plus souvent possible pour garder un peu d'autonomie. Il ne fait pas très chaud mais il y a du soleil, alors il faut en profiter et ne pas rater l'occasion.
C'est un plaisir sensuel que de faire son jardin, d'y modeler le nécessaire quotidien et de le parcourir et l'admirer heure après heure. Elle y vit continuellement aux meilleur de la belle saison.
Marcou, c'est l'histoire locale. il veut savoir et il veut toucher l'existence, celle qu'il n'a pas vue ou qu'il a côtoyée dans son enfance. Quand il ne sait pas il recherche, il est avide de connaissance et après il raconte. Sa maison, enfin... son ancienne maison, c'est un musée de l'outil populaire et traditionnel. Il n'y a plus de place pour y vivre, seulement pour se souvenir et garder la mémoire. Bien sûr il y a les armes, c'est par là qu'il a commencé, mais m s'est vite enrichi de tout ce qui a "meublé" la vie d'autrefois. Il raconte encore et on ne s'ennuie jamais. C'est un sanctuaire, et au milieu un homme formidable et rare, Marcou, Il est si bon de le fréquenter.
Quelques châtaignes, cette bonne odeur qui rappelle les veillées d'autrefois. Avec ces bonnes histoires, ces contes anciens, ces fables et légendes d'un autre monde.
Il faut bien rêver encore.
Jouez hautbois, résonnez musette.
Transport pour fabrication de piquets, il y a des clôtures à consolider.
Quand il était jeune!
Il porte cette photo et la montre fièrement, il avait 20 ans.
Albert, 100 ans, cheminot limousin, seul mais autonome, il va faire ses courses dans le bourg à pied. Mais il ressasse sans cesse cette jeunesse qu'il a perdue. Mon cher Albert, quelle chance tout de même de pouvoir la montrer encore.
Lucie c'est sa vie ce bistrot, les beloteurs de 16 heures, chaque jour. Nonagénaire, elle construit ses journées à attendre une poignée d'habitués, ses nuits à lire des bouquins quand elle n'arrive pas à dormir. Elle pleure un peu, quand l'histoire est trop triste.
Son projet ? "Un de ces jours, il faudra bien passer la porte !!!"En attendant, elle vit avec ses bonnes habitudes, devenues vitales, et elle se souvient de sa jeunesse, de son amour de mari, gai et blagueur, avec qui ils ont tout fait pour gagner de quoi bien vivre.A 90 Noël, la vie est aussi un cadeau, un beau cadeau.
Postés devant leur maison en guise de salon estival, le couple vit au rythme du hameau, des passages, des rencontres et des bavardages du voisinage. L'hiver devient long ensuite, très long!
Un peu de ménage en bord de maison, Février se termine, il est temps de faire place à de nouvelles naissances végétales. La vie va se déployer, reprendre son cycle.
Une belle journée d'hiver, c'est le moment de se sortir de devant la cheminée et avec son chien de faire une belle virée sur les hauts de la commune.
Et voilà Jeff, votre serviteur, épicier ambulant, de retour chez vous. C'est Mercredi, il est 10h30, il est légèrement en retard, Hélène qui lui a offert un café avait un peu plus à dire que la semaine dernière.
Le "Louis" a fait une attaque, elle lui avait dit qu'il fallait faire doucement maintenant, alors qu'il continuait à bêcher sans rien sur la tête.
Bon, quelques pâtes, un kilo de sucre, des sardines tiens !, non pas de fruits elle commence à en avoir au verger.
Allez, à la semaine prochaine, s'il y avait des bons melons par hasard, il faudrait m'en porter. Merci, au revoir!
Aux antipodes du stress et des objectifs de production nécessaires à la rentabilité d'une société qui ne respire que par des gains de productivité accrus pour faire face à une décrue du produit intérieur brut et à la flambée des taux d'intérêts contraires à un effort d'investissement inéluctable pour une mécanisation indispensable favorable la compétitivité pour dégager un résultat net capable de maintenir un maintien de l'emploi raisonnable, cet homme mène un train de sénateur, perché sur sa bicyclette, et se dirigeant vers son foyer, chargé sur son porte- bagages de quelques légumes qu'il vient de prélever dans son champ.
Un coup de balai dans la cour, c'est la fille du meunier, ici en Haute Vienne à Cussac. Le meunier n'est plus, le moulin se visite comme un musée, les jours de Fête du Patrimoine. La cour sera propre pour accueillir des centaines de visiteurs nostalgiques. Elle a vu les charrettes descendre les sacs de grain dans cette cour, son père écouter le débit de l'eau et se lever la nuit pour régler l'écluse. Elle a entendu les mécaniques et s'est endormi avec, les mêmes nuits d'été, elle les entend encore alors qu'elles se sont tues à jamais.
Bistrot de haut pays. 1400 m d'altitude, Brion , Puy de Dôme, devant rien. Un foirail estival et ancestral en pleine montagne, à tous les vents. En dessous un hameau de quelques maisons de paysans auvergnats rompus aux congères hivernaux, éleveurs de vaches Salers et fabricants de fromages Saint Nectaire et Cantal. Un bistrot désert à la mauvaise saison qui est bien longue.
C'est la rencontre des souvenirs, ce lavoir au bord de la Tardoire.
A droite là, c'était Mme Untel, après Mme Chose, de l'autre côté là bas, Mme Machin et puis à côté Mme Truc, et on lavait quelquefois pendant la coupure de l'usine à midi après avoir mangé sur le pouce. Elle est seule au milieu de souvenirs de 50 ans et à 80 ans elle aime à revenir faire son linge, quand la rivière est propre...
André, c'est un beau roman, c'est une belle histoire. Là il s'est assis pour boire un coup, de son vin si doux issu de sa vigne tant ménagée. Certes, à 75 ans, il ne peut plus la sarcler comme avant, il y a un peu d'herbe en fin d'été, "pourtant elle ne donne pas autant si elle n'est pas bien entretenue".
C'est vrai qu'il est bon son vin!
Assis là en milieu de table, chez lui dans cette maison noircie au feu de la cheminée, unique moyen de faire sa cuisine depuis toujours, il se sent bien, prend un moment de repos. Après il va faire la traite de ses 2 vaches à la main, faire téter son veau annuel avant de le vendre, soigner ses 12 lapins pour qu'il élève pour l'année, donner du grain à ses 15 poulets cheptel annuel également, donner un peu de lait aux 4 chats qui tiennent la vermine des rongeurs à distance, et il écoutera un peu la radio pendant le repas et ira ensuite se coucher pour pouvoir se lever à 6 heures demain matin. Il reprendra alors son chemin, sa pénitence, celle qui lui assure de payer la différence entre ce qu'il touche de retraite et ce qu'il doit payer à la maison de retraite où se trouve sa soeur, qui elle non plus ne touche pas assez cumulé avec son frère. Alors, tant qu'il pourra, André continuera autant qu'il pourra pour payer ces 450 euros qu'il manque chaque mois pour régler la maison de retraite de sa soeur.
Sans autre commentaire.
Il va faire le mélange et préparer la bouillie bordelaise dans ce seau en plastique pour en administrer à la treille de la grange et aux pommes de terre dans le jardin derrière la grange.
C'est un rituel, depuis 50 ans.
La culture du tabac, comme l'exploitation agricole est une activité où chacun a sa place, logiquement et aussi passionnément, parce qu'ils sont nés dedans, et qu'il y a un patrimoine à sauvegarder. C'est marital et fondamental.
Georges, il a tant pêché la rivière Espérance, la Dordogne, qu'il a quelques complications dermatologiques au visage. Tout jeune, avant de s'affairer à la culture de la truffe puis à l'huile essentielle de lavande, il a tant et tant subi les réverbérations de l'eau. Il pêchait pour vendre et gagner sa vie. Il a 91 ans, et fait toujours bouillir l'alambic avec ses fleurs de lavande.
L'hiver sera rude, c'est sûr, tout ce bois mort ne sera pas perdu, il allumera la cheminée au petit matin, après les nuits froides et redoutées, parce qu’à son âge on craint toujours que ce sera le dernier. Et puis quand le printemps revient de nouveau, on se dit qu’on a bien fait de ne rien laisser perdre, parce qu’on ne sait jamais, il y aura peut-être encore un nouveau dernier hiver.
Elle va laver son linge dans la rivière, à l'eau vive et au savon de Marseille.
Toutes semaines, sans exception, la deuche parcourt les 3 km pour venir faire les courses au marché du village. Elle s'en porte très bien.
Autrefois, la bicyclette était le moyen de communication le plus utilisé. Dans les chemins de chlorophylle, il y avait du monde en roue libre, des salutations à une main, des arrêts imprévus pour échanger avec le voisin, se donner les nouvelles du coin, c’était pour les voyages aux champs de labeur, l'outil sur le porte-bagages. Le soleil donnait l'heure, la circulation en dépendait. C’était bien, c’était durable et ça n’a pas duré longtemps…pas assez.
Pour aller quérir un peu d'herbe plus verte, il faut changer d'enclos. La route est le meilleur moyen d'accès bien entendu, c'est même du luxe.
Il a gardé son tracteur d'époque.
Comme il a aussi gardé la forme et la santé, il fait un très grand jardin, plus minutieux que les champs d'antan, ce qui lui garantit un emploi du temps conséquent, gardant aussi le contact avec sa terre nourricière et son attachement à l’éducation qu’il a reçue et surtout à ce qu’il a toujours su faire.
C'était l'endroit on dans une cuve en fer on faisait bouillir les pommes de terre où les topinambours pour donner à manger aux cochons. Sous la cuve, il y avait un petit four pour allumer du bois et faire chauffer la charge de l'eau.
Quelquefois cette bonne odeur de cuisson est restée, ou on l'imagine, c'est peut-être cela qu'elle est venue chercher ici. Les enfants venaient à l'heure du goûter déguster ces patates fumantes et délicieuses.
Une belle ambiance d'autrefois, les murs blancs des toits à cochons, un grenier ouvert et un paquet de divers bouts de bois capables de bricoler tout et n'importe quoi, à l'ombre d'arbres vivaces et bien entretenus.
La mécanisation a enlevé ce calme olympien et estival de la période des moissons, où on entendait presque le vol d'un oiseau qui passe ici sur le convoi. Mais il reste cette belle saison et cette odeur de paille caractéristique.
Claude était chef d'entreprise, il a lutté pour maintenir l'emploi de sa structure, il y a même laissé sa santé, victime d'un infarctus. Las, il a tout laissé tomber, après qu'à son tour sa femme le quitte. Il a tout lâché, maison, pays, médicaments, tout, las. Et il a pris la route qui amène nulle part, la route qui n'arrive jamais à bon port, où personne ne l'attend plus, sauf au dernier bout, à la fin de la pénitence. Mais pourquoi ?
Soleil de plomb, même son âge ne l'arrête pas. C'est comme ça, seule sa fin de vie viendra à bout de ce désir de prolonger toujours l'existence de ce qu'il a entrepris. La culture c'est sa culture c'est son besoin vital.
Toute cette herbe de bord de chemin fera l'affaire de cette femme qui en nourrira ses lapins et un peu ses poules avec un brin de chlorophylle publique. Economiser et ne pas gaspiller, c’est son crédo et son éducation.
Ramasser du bois mort pour allumer le feu qui s'est éteint dans la nuit, c'est son obsession pour le prochain hiver.
Haut perchée, cette promenade à Vaux-Lavalette donne de l'air et du sens à cet homme et son chien. Située sur une crête qui descend vers Gurat, la route domine une belle vallée agricole où il est aussi agréable de promener son oeil.
Devant le pêcheur, l'eau ne passe pas, elle s'écoule. Comme un symbôle, elle lui dit que le temps ne s'est pas vite passé, il s'est simplement écoulé, et qu'entre les peines il y a bien eu des joies, que la paix d'une rivière se mérite pour s'y ressourcer et méditer.
André n'a plus la force de grimper la belle montée de Chez Vincent, ça ne fait que descendre pour aller faire ses courses, et bien entendu pour revenir il lui faut plus longtemps. Mais c'est prévu comme ça, le temps peut attendre un peu.
C'est une petite route qui fait le tour du village et rejoint le cimetière, un homme s'y promène et fait le constat de la bonne régularité du débit de la source qui alimente l'ancien lavoir en contrebas. Il se contente qu'il y a toujours de l'activité. Il va continuer son chemin paisiblement tout en se souciant que jour après jour il va plus lentement, le souffle court, encore plus court.
Le temps est long, la réflexion est lourde, la retraite n'est pourtant pas signe de vieillesse, pas toujours. Mais que le temps est long, si on n'y pense trop, seul.
C'est une petite route en montagne russe qui serpente entre tournesols et bosquets, menant de hameaux en hameaux, fréquentée par les engins agricoles, mais aussi par ces ruraux qui préfèrent les odeurs et les couleurs qui diffèrent selon les saisons.
Pour aller au champ situé devant le moulin de la Brégère, il y a ce petit pont de construction gallo romaine. Le meunier s'y promène tranquillement, et y fait son tour du propriétaire.
La bonne odeur du pain s’est évaporée, c'était du bon pain, d'ailleurs pas besoin de vitrine pour en faire la réclame, chacun savait que la mie était tendre et la croûte dorée. Mais faute de clients disparus au fil du temps, loin de tout dans ce Limousin granitique, le boulanger n'a pas trouvé de successeur, et le fournil a baissé pavillon.
Un clocher qui sort de terre, une grange, des champs, un village de Charente, frais, végétal, guilleret.
Au coeur du bourg, les premières rencontres matinales font l'objet de véritables conférences sur la météo ou l'état de santé des voisins.
Dans les bras de sa brouette il ira moins. Sa compagne de jardin reste plantée là comme un bac en peine, regardant s'éloigner son guide comme s'évapore une alliance ancienne et forte. De là à lui tourner le dos délibérément, elle n'en revient pas. C'est à mettre sur le compte de l'âge, pas de la déception. Elle a trop fait pour lui.
Elle est symbolique cette brouette vide et cet homme qui s'en éloigne, gagné par l'âge et par un corps moins résistant.
Elle est descendue du village avec son vélo, c'est un trajet combien de fois accompli !!!
Elle sarcle, l'herbe est son ennemie.
Tant qu'elle pourra, elle ne pourra se résigner à voir le chiendent gagner sur sa culture.
C'est comme ça!

Daniel, cerclier comme son père et son grand-père, pratique cette activité depuis toujours, un peu plus depuis qu'il n'est plus facteur. L'activité était très présente dans la forêt d'Horte en Charente, les cercles étaient autrefois destinés aux fûts et barriques cognaçaises. Aujourd'hui, le seul créneau de production est pour le vignoble du Bourgogne, resté fidèle à la notion d'esthétique pour ses chais.
La cabane en bois appelée loge est typique, faite de barres de châtaigniers tressées, et de barres plus grosses pour l'ossature, et couverte de copeaux issus de la confection des cercles à l'aide d'une plane qui vient buter sur un tablier de bois ceinturé sur le ventre de l'artisan.
Très souvent, le cerclier avait un ami printanier dans sa loge en coeur de forêt. C'était le roitelet qui venait y bâtir son nid dans le fond de l'abri et y chercher sa protection.
Les forêts de châtaignier étaient peuplées de loges, surtout en Limousin Périgord et Charente des contrées de cette essence de bois.
Un panier à la main en repartant du cimetière, quelques fleurs naturelles qui ont été déposées sur la tombe, c'est le devoir de mémoire, en espérant, que la même habitude se pérennise pour leur compte, mais, comme ils disent, "chacun fera comme il voudra !" C’est le souvenir qui compte.
Auguste est âgé, très âgé, bien valide à 94 ans, mais il a perdu la notion de l'argent, alors il accumule des objets inutiles, il a peur de manquer, il récupère tout ce qu'il peut, pourtant il n'allume plus la cheminée, il n'ouvre l'eau qu'avec parcimonie.
C'est dommage qu'il ne profite pas de la fin de sa vie convenablement, tous les voisins ont essayé de le convaincre, d'y mettre du sien, en vain.
Auguste a disparu aujourd'hui, il n'avait pas d'enfants.
Auguste, un brave homme qui n'a jamais fait de mal à personne, qui a mené une vie simple et discrète.
C'est une histoire qui ressemble à beaucoup d'autres.
A gauche Jojo, à droite Marcou.
Deux amis de fortune, des inséparables. Marco attache Jojo quand il a de la visite tellement il est hospitalier et généreux dans l'étreinte. Le reste du temps, c'est la fidélité qui est le principal atout de Jojo, et sa présence quand Marco a le bourdon, seul dans sa maison familiale, où ses parents l'ont fait grandir. Une demeure farcie d'objets anciens avec des souvenirs forts et attachants.
Tant qu'on peut la faire, la vigne reste sacrée.
Elle était autrefois le gage du travail. On s'offrait le "sang du seigneur" en contrepartie du labeur.
Et c'était même un moyen de travailler plus dur et plus longtemps, une sorte de dopant. Avec les fruits, on faisait de l'eau de vie, et on en buvait aussi pour les mêmes raisons.
L'hiver c'est dedans, l'été c'est devant. On l'appelle le chien de paille. Il y est toujours "Colley".
Diane, ma soeur Diane, ne vois tu rien vieillir ?
Inusable la camionnette, son chauffeur revient de la coopérative chercher des sacs de grain pour les poules. Muni d'un diable, il est parti ranger le premier sac dans la remise. Elle n'est pas jeune la voiture, mais elle roule beaucoup moins depuis sa retraite. Elle va durer encore, et ce bleu charrette lui va si bien !
Auguste a quitté son village, jusqu’à la fin ou presque il parcourait encore ses 2 ou 3 ou 4 km quotidiens, souvent pour ramasser du bois mort, pour sa cheminée, unique moyen de chauffage. Il avait 95 ans.
Son village s'appelle Charmant, il l'était aussi.
A son âge, on fréquente plutôt la maison de retraite si on y arrive. 91 ans, il hume et déguste son géranium rosat qu'il n'arrose jamais.
Mais bon, après avoir été l'expert régional de la truffe, il est resté dans les fragances avec la lavande avec laquelle il produit des huiles essentielles pour des produits de massages notamment. L'alambic est dans la, maison. Son monde est un univers coloré et riche de sensibilités olfactives, tout en finesse.
Elle pique, elle brode elle coud, sa Singer ronronne pour que belles elles soient.
C'est le bistrot des célibataires, des isolés dans la vie, ceux qui trouvent ici un peu de réconfort en partageant les joies et les peines, apprennent les petits malheurs des autres qui traduisent que ça n’arrive pas qu’à soi et qui rassurent somme toute.
De quoi parler enfin, d'être un peu moins seul, et surtout, surtout, d'écouter un petit d'air d'accordéon quand le patron sort son piano à bretelle pour rappeler un air de "Java Bleue", ou de "Petit Vin Blanc" quand les filles étaient belles du côté de Nogent ...
Toujours gai, passionné de vélo, jeune au temps des Coppi, Koblet, Bartali, mûr pour Poulidor, Anquetil, Gimondi, âgé pour Hinault, Lemond, Fignon, il a passé son dernier col avec Amstrong, Contador, Shleck, et puis il est tombé dans la descente, sa gentillesse me manque.
Le facteur est passé depuis ce matin, mais il faisait un peu frais pour sortir.
A cette heure, en ce milieu d'après-midi, le vent est tombé, Il y a un peu de courrier, de quoi occuper un peu de temps, un petit regard circulaire en coeur de hameau, rien ne s'est passé d'extraordinaire depuis hier.

La visite chez la voisine est un rituel immuable, elle coupe un peu au travers du jardin du voisin, ça évite la route, pas très passagère, mais on ne sait pas ce qui peut arriver quand on est moins sûre de ses réflexes.
Devant l'église un beau jardin, il faut s'y tenir au printemps, et c'est resté un plaisir de produire les meilleurs produits puisque ce sont ceux de son jardin, cela va sans dire.
Une ombre est portée, sans choc, sans toque, c'est l'ombre du mouvement qui indique qu'il y a quelqu'un qui cherche à voir quelqu’un.
Cognez et le loquet verra si son action apporte un désir réciproque.
A savoir !!!
Courbé mais heureux de pouvoir travailler encore, comme toujours.
S'il doit arrêter, ce sera fini, sa vie ne ressemblera plus à rien
L'inutilité c'est la mort.
Elle sourit à la vie, car il faut se rendre à l'évidence, sa fille est elle arrière grand-mère, ça pousse quand même au taquet ça!
A plus de cent ans, on ne compte plus, et alors c'est beau la vie !
1300m d'altitude, Brion est un lieu de foire à la tradition ancestrale, au milieu de nulle part, sur le Cézalier, presque rien d'autre qu'un village de quelques habitations de paysans auvergnats, élevant des Salers et produisant du Saint Nectaire et du Cantal.
Presque rien, mais tout un univers floral et animal rare, unique au monde. Un écrin formidable, une source de jouissance de la vie.
Les grands moyens, les grands espaces. Un jardin de paysan c'est toujours un grand jardin. Les outils sont adaptés à cela. Au motoculteur d'un amateur, on utilise l'ancien tracteur de l'exploitation, lui aussi en retraite en quelque sorte.
L'une au jardin, l'autre traverse le chemin, la troisième en profite pour un voyage littéraire en tripode, voyage qui tend à rapporter simplement des petits effets sur la condition de chacun.
C'est un début de jardin, au bord d'un champ, avec cette notion de grand espace, au delà du réel pour un citadin ordinaire, le voisin est loin.
De la Soule au Béarn, de Kakouetta à La Pierre Saint Martin, les paysages sont grandioses.
Les Soulétins vivent dans cette 7ème province basque à la langue particulière qui partage 300 mots identiques au Géorgien.
Refaire le chemin, sans le vouloir vraiment, mais les forces s'etiolant, en mesurer la longueur et le parcours.
Entre les boules, ça roule et la vie coule et c'est cool. (s'écoule).
LE PAYS BASQUE, LE VERT INTENSE ET LA SOULE
Du vert que l'on touche comme du velours, la langue qui frappe les tympans et l'on s'embarque dans un pays de tempérament à la couleur forte et au sang unique, la 7ème province Basque, la Soule.
La Soule (Xiberoa en dialecte soulétin, prononciation : « chibéroua », Zuberoa en basque unifié, prononciation : « soubéroua », est la plus petite des sept provinces du Pays basque. Elle est peuplée d'environ 16 000 habitants et sa capitale est Mauléon-Licharre. Les habitants sont appelés souletins en français et xiberotarrak en soulétin.
Elle est située dans le département des Pyrénées-Atlantiques dans la vallée du Saison (Uhaitza en basque), région Aquitaine. Cette province est parfois appelée Pays de Soule. Selon l'Académie de la langue basque ou Euskaltzaindia, elle serait un des sept "territoires" historiques qui forment le Pays basque, c'est-à-dire un territoire aux caractéristiques culturelles, anthropologiques et ethnographiques communes comme la présence du basque (la langue).
La langue basque comporte 300 mots communs avec le Géorgien. Pas de "L", jamais, des "X", des "H", les outils d'une prononciation ferme et bien construite, comme les femmes et les hommes ancrés à ce territoire.
Une belle montagne aux reflets variés.
Vallées aérées.
La forêt et les verts pâturages minéraux.
Les brebis sont l'élément phare du paysage en belle saison.
La Soule est un pays d'élévage et de fromage.
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VERS IRATY
Une ambiance sereine dans cette majesté paysagère.
LA TRANSHUMANCE
Le Pays Basque, le Vert Intense.
Saint-Engrâce
En coeur de Soule, un troupeau de plus de 900 brebis descend des estives.
Ces brebis appartiennent à plusieurs éleveurs et les bergers se sont relayés depuis le printemps jusqu' à cette fin d'été pour garder le troupeau dans les pâturages.
Le pastoralisme est une tradition forte et bien présente sur ces territoires pyrénéens
Que la montagne est belle!
Toutes les photos sont de jcl. Copyright 2011
La descente se fait à vive allure, les animaux savent qu'ils rentrent à la bergerie et ont hâte d'y être.
Le troupeau et les bergers sont partis à 5 heures du matin de la montagne, 4 heures et demi plus tard, la vallée se rapproche, les toits des bergeries sont visibles.
D'un seul bloc les 900 brebis regagnent la vallée.
La piste est recouverte d'un manteau de laine.
Le très long troupeau serpente dans les lacets des dernières pistes.
Le petit berger basque a fait les derniers kilomètres avec les brebis,
il n'a pas été à l'école aujourd'hui. La transhumance reste sacralisée.
Le petit berger basque avec son chien
Il va garder ces valeurs et les transmettra à son tour, autant que faire se peut...
Véritable pélerinage, la procéssion est un visuel extraordinaire.
Les petites pistes qui descendent vers la vallée
restent l'unique vecteur de communication.
Voilà les derniers hectomètres, les premiers toits d'ardoise,
les bergeries se rapprochent.
Le clocher de Saint-Engrâce apparait.
Voilà une légère remontée pour atteindre les batiments
où les brebis rentrent pour passer l'hiver
C'est vrai que les brebis avaient hâte de retrouver
leur lieu de naissance pour la grande majorité.
Septembre, les touristes sont presque tous partis.,
les éleveurs et leurs animaux retrouvent un pays serein.
Le troupeau est très important,
le cheptel de plusieurs éleveurs s'"est regroupé pour ce voyage.
La traversée du petit bourg est toujours un moment privilégié et symbolique.
Ensuite il faut commencer le tri des différents cheptels.
Cet éleveur met des clarines à ses propres brebis.
Il pose des clarines parce que sans doute ses moutons ne vont pas rentrer de suite en bergerie, mais profiter encore d'une belle arrière saison dans les pâturages plainiers.
Chacun ses siennes.
Les couleurs sur le dos des brebis différencient les élevages.
Les clarines traditionnelles pour repérer les animaux.
Cette race rustique est la plus répandue dans les Pyrénées.
La Rioumajou.
Basques et Soulétins.
Beaucoup de monde pour trier les animaux en un minimum de temps.
La tâche est importante, 900 brebis ce n'est pas rien.
Par couleur, avec un passage dans la bergerie de Ambroise
pour séparer tous les individus.
Le chien n'a pas beaucoup d'utilité ici,
mais son instinct lui commande de bien garder, toujours.
Le bon plan c'est de bien s'organiser.
Tout le monde s'y met, mais les femmes éleveuses n'ont jamais failli à leur tâche.
Les chiens de berger, les Border Collies font leur travail très assidument et d'instinct.
Les cochons sont partie intégrante de la basse-cour
L'observation des brebis, c'est aussi voir si elles sont toutes en bonne santé.
Au bal des clarines...
Au bal des clarines...
Une fois le tri effectué, chaque éleveur reprend son propre troupeau et va rejoindre sa bergerie d'hivernage.
"Les Basques ne sont pas un peuple, ils ne sont pas une nation, ils ne sont pas une race, les Basques sont un honneur ! Ils y a des Basques français, il y a des Basques espagnols, et vous, monsieur, vous en êtes. Ernst von Salomon.
"Les Basques ne sont pas un peuple, ils ne sont pas une nation, ils ne sont pas une race, les Basques sont un honneur ! Ils y a des Basques français, il y a des Basques espagnols, et vous, monsieur, vous en êtes. Ernst von Salomon
Aubergiste et éleveur de brebis à Saint Engrâce.
Le troupeau a traversé le bourg de Saint ngâce en descendant de l'estive.
Tout y est à Saint-Engrâce. Eglise, cimetière, auberge et fronton
L'auberge de Ambroise, avec sa femme et sa fille, il y offre un bon beau menu basque en toute convivialité.
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Les troupeaux ont été triés, ils se sont éloignés vers la plaine.
Il reste ce lui de Ambroise dans sa bergerie, et c'est aussitôt le moment de la tonte,
DEVANTURES ANCIENNES
Qu'est ce que tu boutiques
à faire autant de réclame de ton enseigne?
Tusson, c'est tout neuf.
En limousin comme ailleurs, les lieux de convivialité ferment les uns derrière les autres.
Ancienne boucherie de Bussiere Badil.
Hôtel de France en mauvaise posture, Sud Charente.
Tous commerces, mais à vendre lui même.
On rase gratis...ou pas!
Le Commerce est en berne et le café est froid.
Débit de tabac et volets clos.
Soleil chaud quand le vin abonde.
Le maréchal-ferrand est mort.
Petits carreaux sur le carreau.
Rangé des voitures.
Poisson pas frais, marée très basse.
Vin désormais sous tiré.
Nouvelles pas fraîches.
La boulangerie de Busserolles.
Plus ce soir, ni demain.
Ni bal, ni buvette.
Des gamelles et des bidons, encore.
Saboterie sabotée, les sabots d'Hélène étaient trop crottés.















































































































































































































































































































































































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