22 mars 2009

INTIMITE VILLAGEOISE

 

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Quand il y avait un feu, il y avait de la vie, c'était hier.

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Saint Félix, au creux d'un vallon, entouré de labours, la main de l'homme portée à chaque sillon, cultivant sa terre.

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Le bois ne peut pas être plus proche, la cheminée rayonne.

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Le four à pain devant la porte, c'est le signe d'une famille nombreuse qui a vécu ici. Autrefois, c'était le grand four pour tout cuire, il était allumé tous les jours.

 

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Le four à pain devant la porte, c'est le signe d'une famille nombreuse qui a vécu ici.

Autrefois, c'était le grand four pour tout cuire, il était allumé tous les jours.
Les lapins n'avaient qu'à bien se tenir.

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A chat perché, le noir confond mais l'oeil trahit.

 

POUGNé 7 janvier 2011 (15)

Maison à balet en coeur de hameau, dans l'intimité des pierres.

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Un petit pont de bois au travers duquel brille la vie du village.

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AU PAYS VERT, EN PERIGORD GRANITIQUE,

Hameaux de Busserolles

Nanteuil

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A gauche vivait Buffo (en patois) qui allait jouer à la belote les après-midi chez la tante Anna, elle tenait le bistrot épicerie quincaillerie et tout le reste, dans ce hameau d'une petite vingtaine de foyers.

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La Ribière

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Au dernier printemps, en 2008, le dernier habitant permanent de La Ribière est parti après un nouvel accident de santé. A son âge et courbé comme il était, il avait du mal à rester et effectuer seul les tâches quotidiennes. Il avait vu s'éteindre doucement son village, il voulait absolument tenir le plus longtemps possible. Je m'arrêtais quelquefois lui parler, il étais assis sur son banc entre la porte d'entrée et la fenêtre de la maison au fond de la route que vous voyez et qui va au Poirier et à Nanteuil. J'aimais surtout qu'il me parle de Pierre, mon grand-père, quand il passait devant chez lui pour aller jouer aux cartes chez les Vallade à Trepeix et qu'ils échangeaient queques mots, parlaient de la pluie et du bon temps.

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En face il y avait déjà ces anglais avec qui ils s'entraidaient, eux s'enquérissaient de sa santé, lui les familiarisait avec la langue et le Périgord, comme ses vieux amis qu'ils avaient remplacés dans cette maison qu'ils ont dénommés "La Source", là, à La Ribière, où l'eau jaillit du granit un peu partout.

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La dépendance de la maison de La Source

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Le Poirier

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Leymeronie

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Trepeix

 

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Les Meynieux

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Clargourt

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Petit étang de village à Clargourt

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La Barrière

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Chez Pépé et Mémé

La ferme est presque à la limite de Haute-Vienne, en plein pays granitique avec les rochers à fleur de pré, fendus de "rigaillous" gardant une humidité salutaire l'été, pour conserver une bonne herbe pour les vaches, le pays des genêts à faire la litière, en autres, le pays aussi des vipères rouges que l'on trouvait facilement quand on gardait les vaches aux "Loges", le chemin le plus long pour aller les faire paître. "Coireaud" et "Les Vergnes", c'était de la rigolade, on y était en 20, 30 minutes.  Entre 1960 et 1970, c'était mes vacances à moitié avec mes autres grands parents de l'autre côté de la commune, ceux qui l'un travaillait dans sa loge à faire des cercles, des fagots, des marquants et surtout de la latte, et elle qui était couturière du hameau de Nanteuil.

La ferme du dessus était traversée par une petite route, la partie à gauche avec la maison, la chaudière où la mémé faisait cuire les pommes de terre et les topinambours pour les cochons, on y faisait "marende" (Goûter de 4 heures). L'odeur était tendre et chaude, aujourd'hui belle et aimante comme grand-mère, les poules tentaient d'entrer picorer les patates qui sortaient de la cuve sans doute pour les mêmes raisons, un vrai dessert. La chaudière était au bout du bâtiment, au bord de la route, c'est là que quelques voisins arrêtaient leur vélo pour bavarder un peu. Le hangar devant la maison, en dessus de la mare si mystérieuse à l'entrée du petit potager. Cette mare enfoncée dans sa verdure épaisse, la source captée et identifiée par son bâti circulaire en pierre là où grouillaient têtards et autres bestioles peu visibles mais bruyantes à notre approche, effrayante aussi car si colorée d'épaisseurs végétales que l'on ne voyait pas le fond et on n'imaginait un abîme. Plus haut, derrière le hangar des outils agricoles, le jardin des conserves, haricots, petits pois, et pommes de terre bien sûr, plus grand, plus rébarbatif car à la saison cela signifiait équeuter, écosser, des travaux que je ne goûtais guère. A l'autre bout de la maison le couderc, l'espace où l'on sortait les cochons au pré en fin d'après-midi, en passant par le sentier derrière la maison, c'est le premier plan gauche de la maison, car il s'agit là de l'arrière de la ferme avec son chemin qui mène aux champs du haut. C'est là qu'il existe encore un appentis où mon grand-père faisait une brève sieste sur des sacs en toile de jute derrière la faucheuse qui stationnait là. Plus tard, il changea de site en montant sur la route de Champniers-Reilhac, à seulement 50 mètres, où il faisait son bois l'hiver et où il avait un abri, comme une loge.

A droite de la route il y avait les 2 étables avec la grange au milieu, paille et foin y étaient stockés sur le chambaras pour distribuer directement dans les crèches. C'est là que je tentais de traire à la main comme mon oncle et mon grand-père. Il y avait bien sûr des limousines mais pas seulement, 2 normandes dont je me souviens du nom de l'une, la Brune, les veaux étaient derrière les vaches attachées au mur, et il était impossible d'imaginer les détacher pour les mettre sous la mère tellement ils étaient empressés et puissants. Cette odeur d'étable, de litière souillée et de lait sentait si bon, elle m'est restée aussi. Qu'il y faisait bon l'hiver. 

Une cour, et puis un atelier, une espèce de forge pour réparer le matériel mais aussi un pressoir à vin et un autre à pommes qui ne fonctionnait plus depuis longtemps, personne ne fréquentait vraiment ces petits bâtiments en été. A l'extrême droite au premier plan, ce sont les toits à cochon, 2 ou 3 animaux qui faisaient un peu peur, la corpulence et le grognement ne m'invitaient guère à m'approcher dans mon plus jeune âge. Seule la responsabilité de mener les gorets au couderc m'obligeait à surmonter ma réticence, j'ouvrais et reculait vite, ils connaissaient le chemin, une trentaine de mètres tout au plus.

Au coin des toits à cochons, le sentier faisait le tour des étables des vaches par l'arrière et allait chez le seuls voisins avec qui la famille était fâchée, les terres et les intérêts mitoyens avaient fait leur oeuvre. A l'entrée de ce sentier tout en bordure, un noisetier inoubliable, qui aujourd'hui encore me fait planter cet arbre à chaque terrain où je puisse le faire, c'est vrai. Le goût des noisettes fraîches m'est resté de cette époque extraordinaire, parce que c'était l'enfance insouciante, toute une famille harmonieuse, avec toutes ses composantes, cela dure environ une quinzaine d'années en général, avant d'endurer les premières disparitions. J'avais même un arrière grand-père qui sortait un morceau de chocolat noir de son tiroir en bout de table quand j'allais le saluer dans la partie haute de la maison, là où mon oncle et ma tante, qui ont continué l'exploitation de la ferme, ont pris place à sa disparition, laissant les grands-parents dans la partie centrale de l'habitation.

Un peu comme les terres et leurs cultures, les générations s'inter-changeaient l'habitat au gré des générations et du chef d'exploitation si j'ose dire, puisque c'est le fils de la ferme qui  reste  qui occupe le dernier espace occupé par le disparu le plus récent. De fait, là encore, c'est un témoignage du dernier exemple en la matière, d'abord parce que cette ferme était si petite que personne ne peut en vivre aujourd'hui, et puis mon oncle n'a eu que ma cousine germaine, qui s'est destiné à d'autres projets de vie que l'élevage et la culture harassante des terrains granitiques du Périgord Vert. 

Je me souviens des après-midi que nous passions à mener les vaches aux prés, de ses premiers émois d'adolescente précoce, beaucoup plus qu'un garçon comme moi, d'autant qu'elle avait un an de plus, quand elle écoutait à la radio le hit parade et chantait à tue-tête "Que je t'aime" en duo avec Johnny au transistor Radiola, qu'elle sortait devant la maison seulement, pour ne pas l'abimer, à l'heure du retour de garder les vaches.

Mon grand rêve, je le réalisais assez tard dans l'âge, quand enfin on m'autorisa à conduire les 2 limousines attelées tirant la charrette gorgée de foin, ces bêtes qui répondaient au doigt et à l'oeil, enfin plutôt à l'aiguille, ce long bâton que l'on tapait au milieu du joug pour leur rappeler d'être attentives au chemin qu'on leur montrait de prendre. C'était autre chose que de ramasser chaque épi de blé derrière la faucheuse ou quand on chargeait les gerbes. Le meilleur et le pire pour moi, mais le meilleur ne dura pas longtemps, le premier tracteur arriva, ce fût quand même une attraction et une source d'intérêt, mon grand-père avait déjà disparu, victime d'un accident qui dégénéra en lui faisant monter un caillot de sang au poumon, une lourde roue en fer de la faucheuse lui était tombée sur le pied e la démontant, provoquant un hématome mal soigné en pleine moisson. Et ce ne fût jamais plus comme avant.

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Le Fraysse

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L'Etapeau

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TEYJAT

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VILLAGES LIMOUSINS

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BEAUSSAC

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Petit commerce à Sarran en Corrèze

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Petit rendez-vous de service, un lieu de dialogue.

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En Pays Horte et Tardoire,

au gré des villages.

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Derrière les pierres, dans les pierres,

la vie se réchauffe, s'embrase et s'eteint.

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Des volets clos au fond de cette courette, des familles sont passées,

des vies se sont passées, des coeurs se sont embrassés,

au coeur des villages, au coeur des pierres.

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Des petits gestes habituels sur des couleurs familières,

des objets divers mais usuels déposés là, c'est l' éducation des mains

et d'avoir appris quelque chose, autrefois.

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D'avoir collé des pierres pour se protéger et s'abriter,

naît la couleur de son champ de vision

issu de ce qui se déroule chaque jour sous ses pieds.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Images volées

sur les chemins

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Posté par hortustardus à 23:01 - - Commentaires [5] - Rétroliens [0]


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