LA LONGUE ROUTE
Issu d'une rencontre avec un belge et ses 3 chiens
ce reportage photo montre un homme en errance
de nos sociétés rentables et progressistes.
Ancien chef d'entreprise la route est devenue sa vie,
à laquelle il veut échapper jusqu'au bout du chemin...
jcl
Un peu de silence... un peu d'oubli
il y a tant de distance... entre nos vies
Mais parfois cela fait du bien de se sentir libre, cela apaise la brûlure de l'absence
en attendant qu'à nouveau nos cœurs vibrent, qu'un tourbillon emporte nos sens...
Un peu d'ennui... un peu d'errance
viendra le temps des retrouvailles, chacun apportant ses victuailles, je prendrai ta taille, je t'aimerai sans failles
En attendant je roule pépère, je rame dans ma galère, je tache d'être fier et de marcher droit
mais au delà de l'éther, des nuits altières, je bois des bières et je pense à toi.
la vie quotidienne déroule son ruban rectiligne, comme une autoroute sans détours
A chaque péage je mets les pièces et je fais signe aux employés sans amours
qui voient passer les voitures pleine d'amants, de solitaires, d'inconnus
je trace ma route, je casse la croûte, dans les champs les vaches broutent
ma vie privée, privée de tout,réclame ta tendresse et ton corps nu...
Auteur inconnu
Je suis un croyant qui ne croit plus en rien
Un être aimant qui n'aime plus vraiment
Une route que plus personne ne veut suivre
La nuit alors qu'il fait encore jour
Le froid bien que l'air soit si chaud
La passion d'avant le désespoir
Le lendemain auquel on croyait hier
La mort bien avant la naissance
Curieux monde qui tourne à l'envers du temps
Tué par les génocides
La misère des uns, la luxure dans laquelle sombrent les autres
la rue dans laquelle on marche
Celle qui mène droit vers un champs de bataille
La pluie d'après la tempête
le soleil qui crame ces déserts sans fin
Le déluge et les tremblements de terre
L'alcool au fond d'un verre givré
Le givre qui pend aux branches en hiver
Le malheur de ces gens déplacés
De place en place jamais rester
Ces fautes d'orthographe à jamais corrigées
Le non-renoncement de ces peuples
L'amnésie de ceux qui massacrent
Moi, je les aime tous ces déplacés,
Tous ces apatrides
Même si je suis un croyant qui ne croit plus en rien
Un être aimant qui n'aime plus vraiment.
Auteur inconnu
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Un autre homme égaré cherche le regard des autres
et un seul bonjour le réjouit.
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